Histoire de listes – avec l’anaphore « il y a »

Aujourd’hui, l’exercice d’écriture – toujours dans la section « Histoire de listes » – consiste à nommer tout ce qu’il y a autour de moi, dans le réel comme dans ma mémoire ou dans mon imaginaire. Le principe étant d’utiliser l’anaphore « il y a » en initial de chaque énoncé.

chat terrasse table écriture livre lever de soleil

IL Y A Skikda ma chatte qui vient me taquiner…

Sur la terrasse…
Pas un seul nuage, ce matin… le ciel est limpide. Si limpide que de très loin, je peux observer facilement la demi-douzaine d’oiseaux qui traversent cet « océan » de bleu. Il me semble qu’il s’agit de moineaux.
Les rayons du soleil levant se reflètent sur les murs des immeubles encore en construction en face de chez moi. Des murs neufs d’une blancheur immaculée. Et des reflets d’une jolie douceur, de teinte jaune.
Quelques bruits viennent ponctuer le silence. Tantôt des piaillements d’oiseaux, tantôt l’écho de l’aboiement d’un chien tout au loin. Puis, le bruit de moteur d’une voiture qui roule à vive allure en bas de la rue, probablement un petit taxi bleu.
Un petit vent se lève…
L’air souffle sur ma peau dénudée et fait ondoyer mes cheveux.
Je ferme les yeux et je prends une respiration profonde pour profiter de cet instant de calme et de légèreté.
Comme c’est plaisant !

(…)

Après cet agréable instant, il est l’heure de me mettre à la rédaction de ma liste.

Allons-y !

Il y a les jolis reflets des plantes et des fleurs sur les vitres de la terrasse
Il y a l’ombre de mon buste sur le pan du mur blanc de l’appartement
Il y a des taches brunes sur les feuilles de lierre
Il y a des jours où il est dur de se retrouver dans la réalité de la vie
Il y a la flamme de la passion dans les yeux d’un tel
Il y a de grosses vagues qui tapent fort contre les rochers du littoral
Il y a Skikda ma chatte qui se met à me taquiner pendant que j’écris
Il y a un magnifique point de vue d’où l’on peut admirer la baie de Tanger
Il y a des regards et des gestes qui ne trompent pas
Il y a des milliers d’antennes paraboliques sur les toits de la ville
Il y a un vent doux qui souffle dans mes cheveux.

Stop. Les dix minutes sont écoulées !

Je me relis pour réaliser ce que j’ai écrit, car bien entendu, je n’ai pas tellement eu le temps de m’arrêter longuement sur chaque énoncé que j’avais rédigé.
Quasiment, que des petites choses du réel. J’ai dû manquer d’inspiration pour creuser dans ma mémoire ou dans mon imaginaire.
Ou alors, j’ai simplement cédé à la facilité.
Cependant, ce que j’ai écrit me plaît, bien que j’aurais pu certainement faire mieux !
Peut-être est-ce un tort…

[Hi hi, oui, cette petite curieuse de Skikda est montée sur la table pour voir ce qui s’y passait. Une petite envie de jouer ou simplement de venir m’embêter un peu.]

J’aurais bien aimé continuer et ce malgré le chronomètre. Toutefois, une chose correspond à un temps. Il est l’heure d’aller vaquer à d’autres occupations si je ne veux pas avoir du retard dans mes différentes tâches de la journée.

Vous aussi, amusez-vous à faire votre liste avec l’anaphore « il y a », il en ressortira certainement quelque chose de poétique comme l’affirme Faly Stachak dans son livre de techniques d’écriture créative. Pour ma part, elle a raison.

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