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Ecriture

Le silence, un moment à apprécier

Le silence… Toujours dans l’itinéraire de l’inventaire des sens, et après avoir tendu l’oreille dans mon précédent article “Ecouter le monde – fenêtres ouvertes”, je pars dans l’exploration du silence à travers un nouvel exercice d’écriture créative.

Silence montagne ciel et nuages
Le silence – ici à la montagne -, un véritable trésor (Crédit photo : Pixabay / Pexels)

Le silence du matin

Pour moi, le moment propice pour profiter du silence est l’aube. Tout le monde dort encore, la maisonnée, le quartier, la ville… Et même les oiseaux sont encore blottis quelque part dans un abri.  Seule ma chatte tricolore Skikda est au rendez-vous derrière la porte, attentive au moindre bruit. Elle entend dès que je mets un pied par terre en sortant du lit. Mais elle reste silencieuse… Et marche à pas de velours en se frottant à mes jambes dans l’espoir que, rapidement, je lui remplisse sa gamelle de croquettes. A 05h30 du matin, il fait encore nuit noire. Ce qui ajoute quelque chose de plus au silence. De la subtilité.

Une sensation à goûter avant que les tumultes de la journée ne nous envahissent : le son incessant de l’ascenseur qui fait son va-et-vient au cours de la journée, les klaxons des voitures qui parfois durent une dizaine de minutes dans la rue à la sortie de l’école, le martèlement des outils du voisin en pleins travaux dans son appartement, etc.
Une véritable pollution sonore.

Le silence, thème d’écriture créative

Dans le carnet de route de Faly Stachak* sur le silence, l’exemple pris est “Le  silence de la forêt”. Un extrait tiré du livre de Jacques Brosse, “L’ouïe”, L’inventaire des sens, Le Seuil, 1965, p.290. Et j’ai beaucoup aimé dans ce contexte de la forêt ce passage dans l’extrait qui dit : “Le silence n’est pas l’absence des sons, mais recueillement de l’air, attention extrême au minuscule chuchotement de la vie…” Je trouve cela magnifique !

Alors pour cet exercice, j’ai souhaité sortir de mon environnement immédiat et ne pas parler de la tranquillité du matin que je vis. Et comme le thème de la forêt était déjà exposé et que je n’allais pas choisir le même, j’ai sélectionné un lieu qui est tout autant propice pour l’apprécier : la montagne.

Top chrono

Le silence de la montagne

La montagne, lieu propice au silence. Les hauteurs, et rien aux alentours. Seules la vie végétale et la vie animale règnent en cet endroit paisible. Une contrée souvent tourmentée par le vent et la pluie. Les nuages campent nonchalamment sur les cimes sans rendre de compte à qui que ce soit. Ils viennent, ils partent… ils reviennent… et ils repartent. Au gré du vent et de la température.

Le silence… un sentiment de paix pour certains, source d’angoisse pour d’autres.  Un coup apaisant, un autre coup pesant.
Puis petit à petit, je perçois subrepticement des murmures, à l’ouïe. Que de sons délicats, apaisants. Le bruissement de l’air tiède, le froissement des hautes herbes au rythme du vent qui siffle à l’envie.  Et subitement, le cri aigu d’un aigle royal qui déchire le ciel. Le rapace solitaire est à l’affût d’une proie pour en faire son repas du jour.
L’écho… Et progressivement, le calme se ré-installe. La montagne retrouve un moment de sérénité.  Avant de revivre à nouveau un éclatement de sons. Doux ou criard.

C’est après le bruit qu’on apprécie le silence.

Mon impression sur cet exercice d’écriture créative

J’étais déjà consciente ô combien j’appréciais le silence.  Mais après avoir rédigé ce texte court et visualisé la montagne et ce qu’elle peut apporter de sérénité, je suis encore plus convaincue que c’est un trésor.  Un trésor est rare, surtout lorsque l’on vit en ville.

Et pour vous, quelle est le sens de cet état ? Une source de paix ou une source d’angoisse ?

*Faly Stachak, “Ecrire, un plaisir à la portée de tous : 350 technique d’écriture créative”, éditions Eyrolles.

2 Comments

  • Laetitia Pradas

    Hola, ça va? Pour moi le silence serait plutot un source de stress, même si je dois bien reconnaître qu’il me manque un peu, je n’ai jamais de moment de réel silence

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    • AlinaRakotosonBabelon

      Hola Leti, ça va merci. Toi aussi je l’espère Oui, en effet, le silence peut être un état qui ne rassure pas forcément.

      Reply

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